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Bilan Global

Avis : certains ont pu trouver nos récits au jour le jour un peu « à l’eau de rose » ; il est vrai que nous avons pris le parti de ne relater (à une ou 2 exceptions « light » et anecdotiques près) aucun des incidents plus ou moins graves, matériels ou de santé, qui ont pu toucher les autres équipages, aucune des tensions ou dissensions qui ont pu apparaître entre participants ou entre participants et organisation. C’est ce que nous appelons, s’il n’y a pas de copyright sur le mot, le style « Bisounours ». on peut aimer ou pas, c’est comme ça. Nous avons pris cette position pour trois raisons :

-         nous n’avons jamais eu de reproche grave à faire à l’organisation nous concernant

-         nous avons toujours pensé que les divergences de vue dans le groupe devaient rester dans le groupe

-         nous avons pensé que la relation des incidents un tant soit peu graves étaient de nature à inquiéter les gens « à l’autre bout », dont certains qui ont déjà eu un peu tendance à prendre les post ados qui ont fait ce voyage pour leurs enfants (on ne dit pas ça –que- pour les nôtres), et que c’était pas la peine d’en rajouter.

Ne cherchez donc pas dans nos bilans des révélations saignantes, ni des règlements de comptes faisandés, il n’y en aura pas, même si nous nous réservons ici une liberté de parole constructive peut-être plus large que dans le journal du voyage. Ah oui, une chose encore, cette fois, c’est Gil qui écrit (aïe, va y avoir de l’humour de prof va s’inquiéter Denis), mais il ne publiera rien sans l’imprimatur d’Anne (même pas ça).

Naturellement, il s’agit de notre opinion et le site reste ouvert (par les commentaires pour des éléments rapides, par mail que nous intégrerons ensuite si c’est plus lourd) à tous ceux (participants au voyage, organisation ou autres) qui voudraient apporter d’autres points de vue.

 

Pour  nous, donc, le bilan global est extrêmement  positif. Pour dire vrai, au delà des sourires de façade, nous n’étions pas très fiers au départ, des incertitudes nous assaillaient en masse, que nous cachions sous une hyperactivité de bon aloi. Etre arrivés au bout en bon état tous les 3 (si on nous permet de personnaliser ici le camping-car) relève donc d’une sorte de miracle, ce qui ne veut pas dire que nous étions soulagés d’en finir et que le temps nous durait, bien au contraire, on serait bien partis pour un 2ème tour à la sortie de Cracovie !!!

Cela ne veut pas dire non plus que tout a été parfait. Au long de ces quelques pages de bilan, nous nous efforcerons de mettre le doigt sur les défauts de ce voyage, dans un esprit que nous espérons constructif et dans l’idée que, puisqu’il est question d’une 2ème édition, ça puisse servir à faire encore mieux.

 

Alors on nous a demandé si nous avions des regrets, des espoirs, si cela valait le coup, si qualité prix ça vaut la peine?

 

Des regrets ? oui et non ; non parce que le regret n’appartient pas trop à notre culture, enfin a celle de Gil surtout, mais on a toujours des regrets, et alors ? on en fait quoi ? on écrit ça ? oui, peut-être, en partie !!! et puis on jette na !

 

Des espoirs ? ah oui, plein, le jour où on n’en aura plus faudra vous inquiéter pour nous ; on espère encore intéresser (ou peut-être plutôt pas trop saouler) les amis et famille avec nos récits et nos images, gare à la soirée diapo ! et puis … devinez … on espère recommencer !!! oui, encore, enfin autre chose bien sûr !!! il paraît même que d’ici 2013 il pourrait y avoir un projet … posez pas de question on n’en sait pas plus !

 

Si ça valait le coup ? euh, vous êtes sûrs qu’il faut répondre à cette question ? si vous avez lu nos récits, je ne crois pas que ce soit utile !

Enfin si qualité/prix, ça vaut la peine ; alors on va dire oui, mais ce qui est vrai pour nous ne l’est peut-être pas pour tout le monde. Dans l’absolu, le prix (nous entendons ici tout compris, c'est-à-dire le prix FFCC plus les autres frais, que nous n’avons pas fini de compter, mais que nous pensons bien cerner et qui n’ont pas dépassé nos prévisions, représente une somme considérable qui ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval comme on dit. Mais nous sommes prêts à dire que si on ramène ça au prix à la semaine … et selon le cours qu’on pratique pour les composantes émotionnelles et autres, nous pensons qu’il n’est pas facile de trouver quelque chose de comparable. Hélas, ceci était vrai pour la 1ère édition (et même peut-être surtout pour le 1er groupe) et ne le sera jamais de la même façon pour d’autres éditions qui referons le voyage, quoique … nous avons laissé (à regrets) quelques terres inexplorées (Kirghistan par exemple), c’est peut-être pour vous !

 

 

Bilan itinéraire/planning

Nous écartons d’abord la modification d’itinéraire intervenue pour des raisons de sécurité en raison des incidents au Kirghizstan ; elle nous a privé de ce pays dont nous attendions beaucoup, mais elle était sans doute incontournable.

 

On nous a demandé si 3 mois c’est assez long pour faire ce périple. La réponse est normande : oui et non ! Oui puisque nous l’avons fait, non parce que ce ne sera jamais assez long pour tout voir ; mais il faut être pragmatique : un mois de plus, c’est 1/3 de coût en plus ; alors …

On peut sans doute dire que c’est un minimum. On peut sans doute améliorer en faisant quelques sacrifices sur les visites les plus proches de France : il faut sans doute couper le détour par St Petersburg, ce qui doit déjà gagner presqu’une semaine reportable ailleurs, mais si nous avons bien compris, il y a un problème avec le visa chinois qui n’est accordé que pour 20 jours.

Sur le rythme de vie, il faut bien dire que nous avons parfois souffert (mais un voyage comme celui-ci, ça se mérite !). Le plus gros reproche qu’on puisse faire à l’organisation (Raid des Baroudeurs/PRO), c’est d’avoir sous-estimé les différences qu’il peut y avoir en rythme et style de conduite, et surtout style de vie entre les 2CV et les camping-cars, voire d’avoir conçu tout ça sans bien se demander ce que c’est qu’un camping-car ; on peut aussi reprocher à la FFCC d’avoir apparemment signé sans garder un œil d’expert sur ce qui était conçu. Mais bon, c’est fait … et on s’en est sortis, plutôt bien en ce qui nous concerne, même si nous savons que tout le monde n’est hélas pas dans notre cas.

Un camping-car, c’est lourd, c’est encombrant, c’est conduit par des vieux qui le plus souvent ne sont pas des mécaniciens auto (même s’ils sont ou devraient être des bricoleurs confirmés).

Des camping-caristes, ça vit dans sa boite à roulettes, ça a besoin d’horizontalité et de calme pour dormir et récupérer, ça a besoin de faire le plein d’eau et de nourriture (oui, de fuel aussi), le vide d’eaux usées et de cassettes WC, accessoirement d’être raccordés au réseau électrique. Des camping-caristes qui se lancent dans un truc comme ça, il y en a certains qui ont besoin régulièrement (le plus près possible de chaque soir) d’une connexion Internet.

Un camping-car, c’est plein de trucs plus ou  moins sophistiqués et dans un voyage comme ça, il y a plein de petits soucis nécessitant des interventions (prévention/réparation) plus ou moins lourdes et urgentes ; les occupants ont donc besoin de temps (+-1h) chaque jour pour gérer ça ; parce que certes il y a la maintenance de l’organisation, mais il faut être lucide : les techniciens qui accompagnent ne sont pas indéfiniment disponibles et doivent se consacrer aux tâches les plus lourdes ; les voyageurs doivent prendre le temps de faire face à la « bobologie » technique.

Donc les étapes de 12h, non ; on ne devrait jamais dépasser 8h et tous les 3 jours avoir plus, c'est-à-dire une arrivée vers 15-16h maxi, laissant du temps pour courses, bricolage, internet etc …

Bien sûr il y a des aléas non maîtrisables (frontières ou gros chantiers par exemple) et chacun doit savoir qu’il peut arriver qu’on se frotte aux limites du raisonnable, la question étant « jusqu’où peut-on le faire ? » ; les différents groupes ont d’ailleurs apporté des réponses bien différentes qui ont toutes leurs inconvénients : aller au bout et prendre les risques d’une conduite de nuit en état de fatigue, raccourcir et bivouaquer de façon improvisée avec les risques de sécurité que ça comporte et l’inconvénient de reporter les km sur un lendemain peut-être déjà chargé. Il n’y a pas de bonne solution, sauf de prévoir des km limités au minimum en journée frontière ; mais ça veut dire aussi que si ça se passe bien, on aura ½ journée « perdue » dans un trou sans intérêt …

Une autre chose nous a également frappé : c’est le temps perdu pour entrer et sortir des villes où nous avons passé la nuit. Nos lecteurs ne s’imaginent snas doute pas la taille des nombreuses villes étape ; nous avons séjourné dans un nombre considérable de très grandes ville (> 1 Million) ; leurs accès sont le pus souvent déjà pénibles à qui connaît, en raison de la saturation des voies presque tout le temps, rançon du développement rapide. A Xi’an je crois on immatricule plus de 800 véhicules supplémentaires PAR JOUR, soit près de 300 000 par an. Pour qui ne connaît pas, et en plus ne sait pas lire les panneaux (cyrillique, arabe, chinois), c’est impossible, donc avant d’entrer, on se regroupe et on finit en convoi. Ces convois (16 camping-cars plus 2 4x4) coûtent un temps fou, car il faut attendre ceux qui sont bloqués au feu, ils sont nerveusement usants et mauvais pour les relations entre les membres du groupe. C’est pourquoi nous pensons que lorsque aucune visite de la ville n’est prévue, il est bien préférable d’aller coucher ailleurs, une plus petite ville, un bivouac …

 

On reparlera de tout ça dans une fiche bilan sur « pour une nouvelle édition ».

 

Bilan Matériel roualnt

Si on veut faire un bilan, il est pour nous plutôt bon. Le G270 Pilote que nous avons utilisé, sorti fin 2001, en notre possession depuis fin 2003, affichant 60000 km au départ est sorti sans encombre majeur de cette épreuve, même pas une crevaison, alors que nous étions équipés de 2 roues de secours. On va quand même noter quelques avanies :

Le plus grave fut pour nous les problèmes de fuite d’eau :

1-     dès le départ, une trappe de visite (placée latéralement et vissée/collée au silicone) d’un réservoir additionnel (monté sans doute par un concessionnaire pour le 1er propriétaire) se met à fuir ; dans la soirée je démonte, nettoie et recolle ; après un Paris-Strasbourg « à sec », la réparation a tenu tout le voyage.

2-     A partir de … je sais plus quand, voir le récit, une autre fuite apparaît, difficile à identifier ; d’abord un peu d’humidité dans le double plancher, puis des gouttes qui sortent à l’arrêt, soit à droite, soit à gauche selon la pente ; après recherche, la fuite semble venir du réservoir principal. Le problème est qu’il est dans la banquette principale qu’il faut démonter. Les mécanos étant occupé à plus grave, je démonte à l’arrivée à Oulan-Bator (on couche à l’hôtel et au village de yourtes et on ne repart que 3 nuits après) pour découvrir que lors du montage du chauffage cellule par le moteur, deux vis trop longues ont été utilisées ; elles touchent légèrement la paroi du réservoir et à force, elles ont « fait leur trou » ; nettoyage et silicone avant de partir à Terelj ; au retour, je zappe la visite aux enfants de Christina Noble pour pouvoir mettre en eau, ester et remonter la banquette ; just in time, mais ça tient ; en plus j’ai de la chance il ne fait pas chaud !

Pour mémoire et pour rire un peu, on va re-raconter l’épisode le plus mystérieux du voyage : lors d’une pause dans le désert de Gobi, Gérard raconte qu’il a ramassé une roue de secours qui traînait sur la piste ; il apparaît vite que c’est l’une des 2 miennes, mais non pas celle que j’ai fixée sur le toit en réutilisant la fixation de la parabole démontée, fixation en laquelle je n’avais pas totale confiance, mais la roue de secours d’origine, fixée solidement dans un berceau sous le plancher, berceau que Thierry, lorsqu’il la remettra en place aura du mal à ouvrir car les écrous sont grippés ; alors comment est-elle sortie de ce nid très serré qui est toujours fermé ??? c’est pire que le mystère de la chambre jaune … La seule explication qui tienne (du bout des dents, mais quand même), c’est que lors d’un talonnage arrière, les crochets du berceau ont été forcés de façon « élastique », que le berceau s’est donc ouvert (il traînait alors par terre), les secousses ont expulsé la roue et un nouveau choc a refermé le berceau vide. Ça donne une idée des chocs, parce qu’essayez de pousser sur le berceau pour le décrocher sans le dévisser ; j’ai fait ça une fois sur le camping-car précédent parce que tout était grippé, il a fallu le cric et ça montait pas tout seul !

L’autre souci un peu grave fut la rupture du tube de sortie du pot d’échappement, au ras du deuxième silencieux ; il était bien fatigué, vigilance insuffisante du garagiste à qui j’avais confié la préparation, il n’aura pas mes compliments. Thierry nous a fait un numéro d’artiste de haut niveau : retournement du tube, découpe droite du bout sain, ouvertures en long du dit bout pour pouvoir l’évaser, démontage du collier qui tenait tout ça, emmanchement du tube sur l’embout du silencieux, remontage du coller pour tenir tout ça, bridage de l’autre bout sur le longeron au fil de fer à la place des anneaux caoutchouc, 1h30 de boulot dans la nuit tombante en plein désert, 10000 km plus loin, ben ça tient toujours, chapeau !

On signalera aussi des soucis récurrents (qui n’avaient pas attendu le voyage) avec la plaque de cuisson (difficultés à « accrocher » la sécurité) qui ont mis à l’épreuve les nerfs de la cuisinière, quelques « pets » au pare-brise, un bout de plaque plastique sous le moteur arrachée, mettant à nu la poulie et la courroie d’alternateur, un frottis de bas de caisse sur un bloc béton de bord de chantier et de nombreux resserrages de vis, souvent préventifs, autant dire rien, surtout quand on compare aux misères de certains de nos compagnons de voyage.

Une chose me frappe quand même : si on omet les accidents et les vraies grosses pannes moteur (embrayage, joint de culasse, etc ..), les « vieux bahuts » semblent avoir mieux vécu que les super modernes ; j’ai quand même l’impression que les constructeurs (porteur, cellule, accessoires) mettent sur les Camping-car des équipements de haute technologie pour séduire les clients et leur promettre un confort sans limite, mais que ces technologies sont mal maîtrisées, génèrent des fragilités et sont sources de nombreuses pannes, plus ou moins graves, mais surtout impossibles à dépanner loin de tout et en période de vacances.

Par exemple, qu’une « centrale électrique » (autrefois on disait « chargeur ») se mette à fumer parce que la tension qui l’alimente est un peu basse (195V) me paraît ahurissant ; pour les mêmes raisons, les frigos « automatiques » se mettent en défaut aussi (tu parles d’un confort !). Les cloisons qui se dévissent (ou dont les vis de fixation s’arrachent) me paraissent aussi un truc inadmissible et qui n’est arrivé à aucun « vieux » camping-car ; la lutte contre le poids devrait avoir ses limites. Et qu’on n’aille pas m’opposer les traitements abusifs auxquels nous aurions soumis nos véhicules : on n’a fait ici que simuler ce qui se serait passé en 3 ou 5 ans au lieu de 3 mois. J’ai appris aussi qu’une « tendance au calage » (excusez l’imprécision, suis pas expert) qui a perduré près de 2 mois, avec plusieurs interventions sans succès chez des grands concessionnaires de plusieurs pays, va être réglée en une petite journée chez un concessionnaire français, parce que la marque n’a pas voulu prendre la responsabilité commerciale de le faire « hors France » ; j’en suis pas revenu, plutôt que de risquer des problèmes juridiques et financiers entre marque et concessions, on laisse le client dans la m…

 

C’est vrai qu’on n’a pas ces problèmes avec une 2CV

 

Alors on nous a demandé « quel est le meilleur matériel pour faire ce voyage ? » ; je ne sais pas répondre, mais j’ai envie de dire un matériel qui a fait ses preuves et je déconseille de s’acheter un camping-car tout neuf pour faire ça, il me semble préférable de l’avoir domestiqué un ou 2 ans. Nous avons vu l’équipage 26 faire sans encombre le voyage avec leur gros Concorde, mais nous pensons plus simple de voyager dans un véhicule plus compact ; peut-être un fourgon est-il un peu petit pour vivre 3 mois, nous on a bien aimé notre intégral compact de 6m de long !

Nous conseillerons fermement aussi pour tout voyage dans des pays où on peut être soumis à des températures importantes (>32°), d’avoir une climatisation en cabine, ça réduit quand même considérablement la fatigue au volant, même s’il faut prendre garde de ne pas en abuser. Il nous paraît encore utile de vérifier si son réfrigérateur (à absorption) est équipé de dispositifs d’accélération de ventilation. En effet, nous avons pu constater que même les superbes réfrigérateurs de la dernière édition s’écroulent comme leurs ancêtres au-delà de 34° (la température intérieure peut monter au-delà de 20°) si des ventilateurs ne forcent pas l’air à circuler plus vite sur leurs condenseurs (j’explique plus en détails sur demande à ceux qui ne connaissent pas) ; on gagne ainsi une bonne dizaine de degrés pour une poignée d’Euros ; certains compagnons de voyage ont trouvé une alternative minimale en démontant à l’arrêt les trappes d’accès haut et bas, c’est pas si efficace mais mieux que rien.

 

Vous nous avez demandé aussi « Le matériel a-t-il beaucoup souffert (peut-être que vous aussi !) » ; au-delà des incidents relatés plus haut, il ne semble pas, tout est en place, le moteur ne fume pas plus, il n’y a pas de bruit suspect et une fois qu’on aura fini de tout nettoyer (reste encore du boulot là !), seul le compteur pourra trahir le secret ! Quant à nous, notre compteur a tourné aussi bien sûr, mais pas plus vite que d’habitude à mon avis, et les quelques centaines de grammes perdues sans doute surtout dans les périodes très chaudes (et aussi à cause de notre non adaptation à la nourriture chinoise) ont été presque totalement reprises, notamment grâce aux délices de la robuste nourriture russe !

   

Bilan petit matériel

Nous avons peu parlé du matériel avec lequel nous avons fait nos images : nous ne sommes pas de grands photographes ; depuis bien longtemps, nous avons basculé vers les images qui bougent, parce que les enfants c’était plus agréable de les mémoriser comme ça. A l’occasion du voyage, nous avons donc changé de caméscope pour être un peu plus modernes. Notre choix s’est porté sur un Sony HDRCX305 modèle de milieu de gamme sorti début avril et choisi pour sa compacité (360g batterie comprise), ses performances HD et en basse lumière, sa résolution photo correcte (7 Mbits) avec un vrai grand angle (29 en équivalent 24x36) et un zoom optique 12x, sa capacité mémoire de 16 Go plus une éventuelle carte mémoire additionnelle.

Nous n’avons pas regretté notre choix, juste de l’avoir fait un peu tard et de ne pas avoir pu le prendre en main un peu plus avant de partir, surtout pour Anne, peu familière de la prise de vue et très sollicitée, car il a fallu prendre beaucoup d’images au vol en roulant, ce qu’il est plus prudent de confier au passager. Nous avons publié sur le site presque toutes les photos, plus certaines extraites de séquences vidéo. Il nous reste des heures de vidéo à monter pour obtenir un ou plusieurs films ; la structure est dans la tête, je m’y mets dans quelques jours, le temps de mettre en œuvre une machine un peu pus performante que l’actuelle. Objectif avoir quelque chose de montrable dans 2 mois.

Nous avons aussi utilisé 2 petits talkie-walkie pour être en liaison avec ceux avec qui nous roulions ; c’est indispensable, mais ça ne vaut pas une vraie CB, nous en reparlerons dans le bilan pour une nouvelle édition.

Reste le (difficile) sujet GPS : notre Tom-tom sous Windows Mobile s’arrêtait à la sortie d’Allemagne, ce qui fait peu. Avec le temps, nous avons appris à utiliser un autre logiciel Windows-Mobile Memory-Map, que nous utilisons habituellement en randonnée et qui nous a permis de fonctionner soit sur des fonds de carte soviétiques (si, si !) soit sur fond blanc ; il nous traçait notre chemin, ce qui permettait de comparer au dessin des cartes papier et de voir notre point de destination, ce qui est quand même mieux que rien surtout en fin d’étape … à condition d’avoir le point GPS d’arrivée, voir ailleurs ! Il est quand même regrettable sur ce point que l’organisation n’ait pas préconisé très tôt un ou plusieurs modèles permettant de couvrir tout ou presque le voyage et surtout qu’elle n’ait pas fourni ou au moins préconisé un jeu de cartes papier efficaces et pertinentes, car le choix des cartes n’est pas facile, surtout au fond de nos provinces, j’ai acheté 2 cartes complètement idiotes ; on voit la pertinence de ceci à l’amélioration produite en donnant (un peu tard, mais pas trop) un atlas routier de la Russie (malgré le cyrillique).

 

Bilan humain

Un voyage comme celui-ci est aussi et peut-être surtout une expérience humaine. Expérience individuelle, mais aussi expérience collective et surtout expérience de couple. Nous ne parlerons ici et encore plus qu’ailleurs que du seul groupe 1, nous n’avons aucune idée réelle de ce qui s’est passé ailleurs.

La vie de couple sur un tel voyage est vraiment une épreuve quasiment initiatique. Quoique … je ne crois pas que ce soit un bon terrain pour un voyage de noces. ! Il me semble que pour affronter ça, il faut un couple bien rodé, je dirai même bardé de cicatrices bien ressoudées, il faut avoir surmonté bien des orages et ne plus être à un près. Car la fatigue, les ratés d’itinéraires, les secousses de route, les désaccords avec les autres, les incidents, etc … provoquent dans l’habitacle des tensions qui tournent vite aux éclats de voix … enfin chez nous, chers compagnons de voyage, je vous permets de dire (si vous l’osez) que chez vous, tout a baigné dans l’huile et que vous avez passé 3 mois les yeux dans les yeux sourire au lèvres (ce qui n’est pas prudent quand on conduit !). Mais bon, comme toute épreuve surmontée, on en ressort plus forts et nous sommes prêts non seulement à continuer notre vie commune, mais encore à recommencer un truc comme ça.

Précisons ici que Gil fut le conducteur principal, relayé efficacement chaque jour ou presque par Anne le temps de faire sa sieste, un gros dodo de 30 à 60 mn, soit 10 à 15 % du kilométrage à l’actif de la dame. Gil fut aussi le grand maître du net, même si Anne n’a jamais rien lâché sur ce qu’elle entendait voir publier ou non et Anne celui de la cuisine comme toujours, même si Gil a toujours donné son avis sur ce qu’on devait manger ou pas !

 

Et puis il y a le groupe ; nous nous sommes très tôt intéressés à cette histoire de groupe, peut-être un peu par déformation ex-professionnelle, sûrement surtout parce que nous savions que le fonctionnement du groupe allait avoir une incidence notable sur notre vie pendant 3 mois.

Un groupe, ça ne se décrète pas, le construire serait un jeu délicat, l’idéal est qu’il se forme tout seul ; là, il était par définition totalement aléatoire puisque la FFCC avait décidé que les groupes seraient constitués dans l’ordre d’arrivée des dossiers, ce qui n’est sans doute pas la plus sotte façon de procéder.

Aléatoire, quoique … Il n’est sans doute pas totalement dû au hasard que les 18 premiers dossiers soient arrivés les premiers et cela suppose pour leurs émetteurs des caractéristiques qui ne sont pas celles des derniers (ce qui ne porte pas de jugement de valeur). On pouvait donc s’attendre à ce que les 18 premiers soient les plus motivés, les plus fous, et pas mal de choses encore, comme peut-être les plus inquiets de manquer le train. Comme nous ne connaissons pas assez les autres groupes, nous ne savons pas si nous étions « les plus », mais nous étions tout ça sans aucun doute très majoritairement.

Cela suffisait-il pour faire un groupe ? On l’a longtemps cru. Les communications avant le départ, les premières étapes, les premiers moments de solidarité nécessaire, les premiers moments de fête montraient que tout fonctionnait bien. Il faut dire qu’au-delà du groupe se créaient des sous-groupes « de roulage », c'est-à-dire des équipes de 2, 3 ou 4 camping-cars qui roulaient ensemble et développaient des relations plus fortes, sans pour autant se fermer à la globalité du groupe aux arrêts. Parce qu’il faut quand même être conscient que nous avons passé la plus grande partie du voyage à conduire, c'est-à-dire à 2, éventuellement accompagnés d’un ou plusieurs autres couples cooptés. Les critères de formation de ces équipes, nées dès avant le départ pour certaines, étaient variés, mais souvent liés à un certain style de vie : heure de lever/coucher, style d’alimentation, style de conduite, complémentarité des compétences.

Ce début euphorique qui tend à s’auto-entretenir (on aime s’aimer !) fut hélas mis à mal en se frottant aux réalités et aux difficultés.

Il faut quand même dire que pendant TOUT le voyage, il ne fut JAMAIS possible de faire état d’un problème quelconque dans n’importe quel domaine sans que plusieurs personnes viennent aussitôt proposer aide, solution ou au minimum compassion et c’est déjà beaucoup.

Mais avec la fatigue, les difficultés, la chaleur, l’éloignement, ou simplement en faisant plus ample connaissance, les équipes et les relations dans le groupe furent soumises à rude épreuve et des incompatibilités apparurent, parfois assez violemment, sur le plan verbal du moins, et les mots aigres remplacèrent parfois les sourires. Les incompatibilités de vie (lever tôt/lever tard, être « devant » ou suivre, rouler vite ou plus tranquillement, manger au resto ou cuisiner, …) devenaient incompatibilités d’humeur. Le célèbre mot de journaliste sportif « ils ne passeront pas les vacances ensemble » dit bien la difficulté qu’il y a à le faire et finalement je crois que nous pouvons être contents que rien n’ait été trop loin, et qu’au bout du compte tout le monde se soit encore parlé courtoisement à la fin. Je suis notamment très heureux que tout le monde ait été là pour fêter mon anniversaire, le 21 août, alors que nous commencions tous à avoir la tête « chez nous » et je vous remercie encore tous d’avoir été là si gentiment.

Nous avons partagé un rêve et les cauchemars concomitants, rien ne nous l’enlèvera jamais et cette marque est entre nous indélébile.

 

Bref, humainement parlant, nous sortons de tout ça émerveillés et enrichis de cette expérience unique et nous espérons aussi de quelques nouveaux amis que nous espérons revoir très vite pour refaire ce voyage en salon ou en préparer d’autres en réel.

   

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